ITINÉRAIRES - Évolution professionnelle

La rose jaune et la petite couronne d’immortelles

vendredi 27 avril 2018, par Flore Delapalme

Résumé

- Non reconnu par une mère dont il est le jouet, Rilke est un enfant en mal de contenant, exposé. Sa constitution psychique perméable et dispersée, voire dissociée, limite son pouvoir de concentration et de travail. A vingt-huit ans il rencontre Rodin, découvre Cézanne et une qualité de regard qu’ils ont en commun, concentré et vierge d’intention. Un tel regard accueille, enveloppe et ainsi, rassemble étroitement l’objet de sa contemplation en lui-même. Ce regard attentif, englobant et respectueux de son intégrité permet à la chose en devenir d’apparaître telle quelle et de rayonner alentour. Ce regard, qui est ausi le sien, Rilke s’en empare et l’exerce encore et encore dans deux recueils « Les nouveaux Poèmes ». Le travail de ces « poèmes -choses », véritables objets d’art qu’il colore et cisèle avec soin, lui donne un cadre à l’intérieur duquel il oeuvre au resserrement de sa propre constitution et à son pouvoir de concentration. Selon ses propres termes, il est en chemin pour devenir un ouvrier, un long chemin, et il n’en est qu’à la première borne.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Crédits | ManuDevil, concepteur multimédia